⚡️ Douleur? Vous avez dit douleur! ⚡️ endométriose

Douleurs et endométriose ? Une association évidente pour tous ! La douleur est le maître symptôme dans cette pathologie, mais curieusement, il n’est pas toujours celui qui amène au diagnostic, ni celui pris en charge, en premier, à part entière. Une douleur, féminine et naturelle (la dysménorrhée), est tellement évidente et admise que si elle devient une plainte, elle symbolisera l’hystérie. Pourtant, même si les chiffres de prévalence de la douleur en endométriose sont variables d’une étude à l’autre, elle peut atteindre 90% en fonction du délai de diagnostic.

Parmi quelques explications à cet état de fait, deux écueils sont à pointer, alimentant aussi les échecs de prise en charge antalgique. Tout d’abord, le fait de désigner comme unique responsable de la douleur en endométriose, l’inflammation, puisqu’il s’agit d’une maladie inflammatoire. Les approches thérapeutiques inadaptées en ont découlé. Puis s’est ajouté le terme « d’adhérence », cher aux gynécologues et chirurgiens. Ces derniers, au-delà de l’hormonothérapie, pensaient que ce « monde » leur appartenait dans la résolution des douleurs.

Bien heureusement, les temps ont commencé à changer grâce à la curiosité de certains à coopérer et intégrer dans leur centre expert un médecin de la douleur. Resendo, à l’initiative du Docteur Erick Petit, a sans doute été un des premiers dans cette voie. Ainsi une autre vision des mécanismes de la douleur a vu le jour, même si quelques équipes telle que celle du Docteur J-J LABAT décrivait déjà des mécanismes aux résolutions médicales et/ou alternatives, ce depuis les années 90. Cette approche intégrative n’est pas encore automatique.

Alors oui, le médecin de la douleur ne remplace personne : ni l’hormonothérapie, ni la chirurgie. Il ou elle intervient en complémentarité et en parallèle des autres stratégies chirurgicales ou non.

« I have a dream ! ». Que cette spécialité transversale, l’algologie, puisse être admise et capable de remette au cœur de nos pratiques, l’essentiel de notre mission : se battre sans être sûr d’y arriver, pour ces femmes douloureuses, touchées par l’endométriose dans un monde et un quotidien qui est le leur, pas le nôtre. Nous sommes là pour chercher la meilleure solution, nous ne sommes pas contraints à nécessairement la trouver. Nous ne sauvons pas le monde mais pouvons le rendre vivable, et c’est déjà pas mal !

Dr Delphine Lhuillery, Algologue

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